« Adopted love » le tome 1 de Gaïa Alexia

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Résumé :
Hanté par son passé, sera-t-elle son avenir ?
Orphelin, Teagan erre depuis son plus jeune âge de foyers en familles d’accueil.
Bad boy écorché par la vie, la justice le rattrape à l’aube de ses 18 ans. La sentence ? Un an de conditionnelle durant lequel il devra se tenir à carreau s’il ne veut pas finir en prison.
Il ne lui reste qu’une chance de se remettre dans le droit chemin et c’est dans une ultime famille d’accueil qu’elle va se jouer. Mais la rencontre avec Elena, la fille aînée de la famille risque de compliquer les choses.

 ★ Merci aux Editions Hugo Roman pour ce SP ★

☆ AVIS DE BELI ☆

Le résumé, la couverture, tout donne envie et j’étais très curieuse de découvrir la plume de l’auteure. Ce premier tome fait plus de six-cent pages, ce n’est pas rien mais une fois lancée, autant le dire il a été dur (enfin contrainte et forcée) de s’arrêter.

Teagan a dix-sept ans et il est sur le point d’aller droit en prison après une connerie de plus à son actif. Mais le juge lui accorde un an, une année durant laquelle il sera placé dans une famille et où il devra se tenir à carreau. C’est ainsi que nous faisons la connaissance de notre principal et unique narrateur, Teagan Doe : jeune homme pupille de la nation, qui n’a pas de parents, pas de famille et peu de personnes auxquelles il tient. Justement, c’est Solis, son assistante sociale mais bien plus encore, qui va être là avec lui pour l’emmener dans sa famille d’accueil.
Au début de notre lecture, Gaïa Alexia nous présente tous ses personnages, il est difficile de se faire un réel point de vue sur eux au départ, car elle ne nous dévoile pas tout d’un coup bien sur. Teagan est un grand gamin, tatoué de partout, qui semble être constamment en colère et il n’épargne personne. Il ne parle pas, mais s’exprime de bien des façons : regards, présence physique, ou encore dessins… son personnage ne manque pas d’intérêts.

La narration du point de vue de Teagan que choisit l’auteure est assez judicieuse. D’abord car son personnage ne s’exprime pas auprès des autres (ou que très peu), il a un blocage sur la parole donc avoir son point de vue était primordiale pour le comprendre. Cela change aussi de n’avoir que le point de vue masculin, nous appréhendons ainsi les personnages selon le regard qu’il nous en offre et notre appréciation se modifie donc comme évolue son opinion. La narration ainsi amenée est super bien maitrisée, nous permettant de découvrir avec progression chaque personne qui gravitent autour de Teagan. Chacun d’eux a un rôle à jouer et nous découvrons quelle sera son importance auprès de lui et parfois la surprise et le contentement prennent le dessus quand nous constatons que nous ne nous sommes pas trompées sur l’importance d’un personnage. Bien entendu, nous pouvons aussi apprendre à le connaitre lui aussi, à travers ses réactions que nous sommes aussi en mesure de prévoir au fil des pages, tellement nous avons l’impression de l’accompagner.

Teagan atterrit donc dans les beaux quartiers de Staten Island, un quartier bien éloigné du Queens. L’enjeu est de taille, s’il ne se tient pas à carreaux, il risque la prison. Le voilà propulsé dans une famille bon chic, bon genre, toute bien comme il faut. Les parents, aimables, accueillants, le père plein de surprises, un fils de sept ans qui a peur de lui et une fille, de son âge qui le regarde avec mépris et n’hésite pas à le lui dire. Une famille qui parait banale et sans histoire mais qui nous offrira des très bons moments, que se soit en réparties, ou encore en présence, ils ne sont pas de ces familles d’accueil qui ne s’impliquent pas quand il accueille un enfant. Un an, douze mois, Teagan ne sait pas comment il va tenir le coup dans cet environnement alors qu’il est habitué à la rue.

Elena, cette jeune fille du même âge que Teagan, reste un personnage sur lequel nous nous posons beaucoup de questions, au delà de son attitude colérique et rebelle, nous nous doutons bien qu’il a du se passer quelque chose pour qu’elle soit ainsi. Alors si au départ, elle nous est antipathique, cette façon de la présenter négativement nous rend encore plus curieux d’en savoir plus sur elle. Très rapidement nous comprenons alors qu’elle a subit un traumatisme qui a tout changé pour elle. Teagan se sent de plus en plus proche d’elle et souhaite l’aider et la protéger, alors qu’il fait tout au départ pour lutter contre son attirance, surtout que le père lui a formellement interdit de l’approcher de trop près.

Nous découvrons le passé de Teagan, par le biais de ses cauchemars qui le hantent toutes les nuits. Petit à petit, ils nous permettent de dévoiler son enfance jusqu’à finir par comprendre pourquoi il ne parle pas. Être face à Elena, c’est percutant, elle le cherche constamment, elle lui tient tête ainsi qu’à ses parents, elle est vulgaire et agressive. Il aime ce côté de sa personnalité, et il s’étonne d’autant plus de la découvrir au lycée où elle ne réagit à aucune remarque visant à la rabaisser. Pleins d’indices viennent l’aiguiller sur elle et sur ce qui a pu lui arriver mais elle refuse de se confier, ses parents en sont désespérés et lui se rapproche alors de plus en plus d’elle. Il n’a pas peur qu’elle l’envoie balader, au contraire il entre dans son jeu et c’est ainsi qu’elle va finir par se reposer sur lui et lui se laisser aller avec elle alors qu’il s’attache quasiment à personne.

Si le début de l’histoire subit quelques longueurs le temps que tout s’installe, le récit a finit par s’accélérer au bout d’un moment et le rythme a été plus soutenu. Et là, plus moyen de s’arrêter. Gaïa Alexia a pris son temps et cela donne une très bonne évolution à leur relation. Je crois que c’est une façon de faire qui m’a particulièrement plu en fin de compte, car nous apprenons à connaitre Teagan, ainsi que les personnages qui l’entourent, le tout en douceur, progressivement. J’ai apprécié l’implication de tous les personnages dans leur histoire, aucun n’est laissé de côté : il y a ceux que l’on déteste au premier coup d’oeil, ceux que l’on apprécie au contraire. On peut aussi s’interroger sur certains, qui nous étonnent ou sont plein de surprises !

Ce premier tome réunit tous les ingrédients pour faire une bonne romance entre le Young-Adult et le New-Adult, la fin d’une période et le début d’une autre mais les personnages sont aussi propulsés dans le monde des adultes par ce qu’ils ont vécu. Plus nous progressons dans la lecture, plus nous sommes intéressées par les personnages et leur histoire qui semble se compliquer par tout ce qui les entoure. Mais elle est tout simplement tellement sujette à dépendre de ce qu’il pourrait se passer que les enjeux sont importants. Teagan évolue dans un monde perfide qu’il ne connait pas, où les richesses des uns peuvent cachées bien des mauvaises actions. L’auteure évoque bien des thèmes forts, de la maltraitance au harcèlement scolaire chez les jeunes, mais aussi les manipulations qui peuvent avoir lieu dans les milieux aisés, laissant la part belle à des dérives qui ne sont pas toujours mise au grand jour.

Les émotions sont de mises, nous nous attachons à ces personnages que nous avons appris à connaitre, dans leur intimité et leurs pensées. Les faits évoqués sur le passé les ont marqué et nous marquent aussi, car nous nous sentons touchés par ce qu’ils ont tous deux vécus. Cela explique tant de choses sur ce qu’ils sont aujourd’hui. Teagan réagit avec beaucoup de virulence, il ne contrôle pas toujours ses émotions mais c’est aussi car il s’est interdit depuis tout petit à ne pas en éprouver donc tout prend alors tellement d’importance à ses yeux. En écho à son mal être, celui d’Elena le percute de plein fouet et il ne peut pas fermer les yeux face à sa peur et sa détresse. Tous deux se sont trouvés, ils sont un peu comme une bouée de sauvetage chacun à leur manière dans ce gouffre dans lequel ils étaient tous deux.

A la lecture de ce tome, je n’ai qu’une envie, c’est vite lire la suite. J’ai très envie de découvrir ce qu’il va se passer car Gaïa Alexia nous laisse cruellement (le privilège de l’auteure) dans l’attente de la suite !

« Adopted love » le tome 1 de Gaïa Alexia
Editions Hugo Roman, Collection New Romance poche le 12/10/2017 : 651 pages

NOTE : 4,5/5


Série Adopted love : 
Tome 1 (12/10/2017)
Tome 2 (02/11/2017)

 

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