« Monsieur » #1 de E.L. James

monsieur

Résumé :
Londres 2019, la vie à été facile pour Maxim Trevelyan. Avec ses beaux regards, ses relations aristocratique et son argent, il n’a jamais eu à travailler et il a rarement dormi seul. Mais tout change quand la tragédie frappe et Maxim hérite du noble titre de la richesse et des biens de sa famille, et de toutes les responsabilités qui en découlent. C’est un rôle pour lequel il n’est pas préparé et il doit lutté pour faire face. Mais son plus grand défi est de combattre son désir pour une jeune femme, inattendue et énigmatique qui vient d’arriver en Angleterre, et qui ne possède pas plus qu’un passé dangereux et difficile. Réticente, belle, et musicalement douée, elle est un mystère séduisant, et le désir de Maxim pour elle s’approfondit dans une passion qu’il n’ Jamais vécue et n’ose pas nommé.
Qui est Alissa Demachy ?
Est ce que Maxim peut la protéger du danger qui la menace ?
Et que fera-t’elle quand elle apprendras que lui aussi à de secrets ?

 ★ Merci aux Editions JC Lattès pour ce SP ★

☆ AVIS DE BELI ☆

C’est avec énormément de curiosité que j’ai souhaité lire ce roman. Comme beaucoup, j’ai lu la trilogie Cinquante nuances de Grey et elle a été la lecture qui m’a remis le pied à l’étrier, puisque cela faisait un moment que je ne prenais plus le temps, voir le plaisir à lire. J’avais donc envie de lire E.L. James dans autre chose que cette trilogie qui a beaucoup fait parler d’elle mais sans non plus m’imaginer monts et merveilles, seulement par envie de passer un bon moment. Elle nous propose ici de découvrir une romance érotique, alors faisons connaissance avec Monsieur.

Mon avis n’est pas un comparatif avec sa précédente trilogie, je le précise car j’ai vu tant de commentaires de lectrices fan qui espéraient faire la connaissance d’un autre Christian Grey. De mon côté je pars du principe que les auteurs peuvent en effet écrire avec des personnages similaires ou du même genre, mais moi ce n’est pas ce que je recherche en lisant leurs différents romans. Si quelques similitudes par moments se glissent dans la lecture, sont-elles une référence à sa trilogie ou plus largement à des éléments typiques de la romance, j’aurai tendance à pencher pour cette deuxième option. Mais ce n’est pas ainsi que je me suis engagée dans la lecture de ce roman. Je l’ai lu aussi assez vite, car je ne souhaitai pas être parasitée par les avis qui vont pleuvoir.

C’est à Londres que nous allons découvrir les deux personnages de cette histoire, E.L. James utilise une narration différente pour chacun d’eux : à la troisième personne concernant son personnage féminin, tandis que pour lui, c’est à la première personne. Cela lui permet ainsi d’évoquer les points de vue de ses deux personnages alternativement. Mais étrangement, j’ai du revenir sur ma lecture pour vous parler de cette narration car au fil des pages, j’ai fini par avoir l’impression d’être constamment à la troisième personne. Peut être est-ce parce que justement nous avons les deux points de vue, je ne sais pas ? Nous découvrons ainsi qui est Monsieur, un titre de livre qui prend tout son sens à la lecture de ce roman. Il s’agit de Maxim Trevelyan, un homme de vingt-huit ans issu d’une famille de la noblesse d’Angleterre. Maxim vient d’ailleurs d’hériter d’un titre de noblesse, qu’il n’attendait pas et ce alors que sa vie était bien rodée entre ses passions : musique, photos… et les femmes qu’il accumule, sans penser aux lendemains. Mais voilà qu’avec ce titre de Lord, il hérite aussi de responsabilités et de devoirs envers sa famille, des éléments qu’il n’a jamais intégré dans sa vie jusque là, puisque c’était son frère Kit qui avait tout cela et ce en droit dès sa naissance. Il n’est pas encore prêt à vivre ce chamboulement dans sa vie et tout ce que cela implique. Maxim n’a jamais eu besoin de travailler, mais il exerce ses passions qui font de lui ce qu’il est, un homme passionné par des activités qui ne semblent pas être en adéquation avec son titre. La mort de son frère reste un moment qu’il n’a pas encore complètement accepté, nous avons là un homme qui cherche des réponses mais aussi ce déclic qui lui permettrait de prendre part au rôle au sein de sa famille.

L’héroïne de ce roman s’appelle Alessia Demachi, c’est une jeune femme très discrète qui effectue des ménages pour survenir à ses besoins. Nous comprenons très rapidement que la position sociale de ce personnage n’est pas stable et défini. Elle se cache et ne tient pas à attirer l’attention sur elle, elle est vêtue de vêtements récupérés, de chaussures qui prennent l’eau et ne semble pas posséder grand chose. La façon dont elle a d’être sur la défensive, sur le qui vive, son attitude en présence des autres, tout cela prouve qu’elle ne sent pas en sécurité et qu’elle a peur de quelque chose. Elle s’insinue ainsi dans la vie de Maxim, un peu comme une petite souris apeurée. Elle fait la connaissance de Maxim car elle s’occupe du ménage chez lui, et c’est ainsi qu’elle va le surprendre par hasard un jour qu’il était présent dans l’appartement. De fil en aiguille, d’autres rencontres vont avoir lieu de la même façon, pour qu’ensuite elles deviennent vite programmées par Maxim, très intrigué par cette frêle jeune femme. D’un simple coup de coeur physique, d’une envie d’un corps qui parait inaccessible, tous deux vont finir par se plaire au delà de cette attirance.

Tandis que Maxim se débat moralement avec sa nouvelle position, qui engendre tellement de changements dans sa vie, avec la pression constante d’une mère, d’une belle soeur… tous attendant quelque chose de lui, alors qu’il ne souhaite qu’une chose, que l’on le laisse s’acclimater à sa nouvelle position, Alessia mène un tout autre combat que nous découvrirons au fil des pages. Tous deux sont à un moment charnière de leur vie, elle a fuit pour être libre, il est sur le point de s’engager dans un rôle qu’il n’était pas prêt à prendre. Nous appréhendons leur quotidien et aussi ceux qui les entourent : familles, amis, connaissances professionnelles ou encore ennemis… nous allons les découvrir et voir quel rôle ils tiennent auprès de deux personnages principaux. Bien entendu, Maxim qui est chez lui, est entouré de beaucoup plus de monde que Alessia, mais sans rencontrer ceux qui sont importants pour elle, nous apprenons qui sont ces personnages qui lui sont chers, sans qu’ils soient présents au départ. C’est ainsi que E.L. James pose les bases de son histoire, avec tous les personnages importants à son déroulement.

Chacun d’eux a ses combats et c’est la vie que la jeune femme fuit qui va accélérer leur isolement et donc leur rapprochement, quand celle-ci la rattrape, elle la jeune femme si frêle et fragile. Après avoir découvert qui ils étaient et leurs situations, toute une partie du roman va se dérouler comme dans une bulle, comme un huit clos quand Maxim décide de quitter Londres pour les Cornouailles, pour protéger Alissa du danger qui pèse sur elle. Nous découvrons alors les joies de l’intimité, loin des vérités qu’ils préfèrent tous deux « oublier » et taire pour profiter tout simplement l’un de l’autre. Une idylle où Alissa va pouvoir se donner à coeur d’apprendre avec Maxim qui va faire son éducation, nous offrant ainsi des scènes de sexe (vanille lol) où tous deux vont se donner l’un à l’autre, sans penser aux lendemains, ou aux secrets qu’ils cachent. Une parenthèse dans un quotidien très agité par les changements et événements qui les concernent, une idylle où tous deux vont se révéler l’un à l’autre.

Ce que j’ai trouvé dommage, c’est de voir qu’en fin de compte, tout se résolve un peu trop facilement. J’aurai aimé que les rebondissements aient plus d’impact pour véritablement marquer le coup. Là en fin de compte, ils servent de toile de fond à l’histoire, toutes les conditions de vie d’Alissa sont évoquées mais manquent de répercutions plus poussées. Maxim reste ce type de héros masculin qui change rapidement au contact de LA femme de sa vie à partir du moment où il la rencontre. C’est logique, que cet homme s’assagisse au contact d’une femme aimée, mais ça le rend peut être un peu trop lisse en comparaison du personnage qui nous était proposé de découvrir en début de roman. Alissa quand à elle, s’est complètement ouverte et épanouie à son contact et s’affirme, oubliée la jeune femme complètement recroquevillée sur elle, incertaine et peureuse. Tout cela est bien trop rapide et facile et c’est dommage, car leur histoire est assez prenante et on prend plaisir à les découvrir tous deux mais l’ensemble reste sans surprises.

Une lecture qui reste agréable, le texte est fluide et on entre plutôt très rapidement dedans, cernant très rapidement la personnalité des personnages. On note bien la différence du ton donné au récit, entre les moments où la situation tendue d’Alissa est traitée et ces moments intimes qu’ils partagent loin de tout, sans que qui que se soit n’intervienne pour les déranger. Cela nous a permis d’appréhender leur personnalité individuellement d’abord, puis à deux, dans ces moments où ils se sont aimés et où les sentiments se sont installés. Le contraste est alors assez marqué entre ce qu’ils étaient et ce qu’ils sont devenus. La romance prend plus de place que le reste, elle s’impose et c’est ici que l’équilibre est un peu bancale, mais si on recherche une romance agréable à lire, Monsieur répondra à ce type d’attentes. E.L. James continue de nous proposer des scènes érotiques qui s’imposent. La découverte de l’autre, l’apprentissage sexuel de la jeune femme est un prétexte à cette soif continuelle du corps de l’autre, multipliant ainsi les scènes qui varient selon la « leçon » mais aussi selon la timidité de la jeune femme qui va venir à disparaitre.

J’ai souhaité ne pas comparer Monsieur à Cinquante nuances de Grey, mais je sais que certaines vont chercher cette comparaison. Si je devais dire quelque chose, c’est que nous avons deux histoires bien distinctes l’une de l’autre déjà. Et que la personnalité de Monsieur, est loin d’être aussi complexe que celle de Grey, son personnage est beaucoup plus lisse et loin d’être torturé.

A la fin de ce tome, on pourrait dire que ce roman pourrait parfaitement se suffire à lui-même puisqu’il y a déjà une « fin ». Mais tout n’est pas réglé, notamment concernant le devenir de Maxim en tant que Lord mais aussi quand on pense à l’introduction de la jeune femme dans cette nouvelle vie. Rien n’est finit et c’est ainsi qu’il y aurait une suite de prévue, et j’imagine bien ce qu’elle évoquerait et comme je me suis bien plu à les suivre ici dans cette première partie, j’ai bien envie de voir ce qu’il va advenir d’eux. Il se pourrait bien que leur compte de fée ne soit pas de tout repos, une fois introduits dans la noblesse d’Angleterre !

« Monsieur » de E.L. James
Editions JC Lattès le 29/05/2019 : 474 pages

NOTE : 4/5


Tome 1 : Monsieur
Tome 2 : à suivre…

Titre originale : The Mister

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