« The Ivy Years » le tome 1 « Notre année trouble » de Sarina Bowen

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Résumé :
Le sport qu’elle aime est devenu inaccessible. Le garçon qu’elle aime n’est pas libre. Que lui reste-t-il ? 
Elle s’attendait à intégrer l’Université de Harkness en tant que joueuse de hockey sur glace. Mais à la suite d’un accident grave, c’est en fauteuil roulant que Corey Callahan doit commencer les cours.

 Son voisin de palier, dans sa résidence accessible aux personnes à mobilité réduite, est trop beau pour être vrai. Il s’appelle Adam Hartley, et c’est un autre joueur de hockey handicapé par deux blessures à la même jambe. Il ne joue pas dans la même ligue que Corey. Et puis, il est déjà pris. Pourtant, une amitié hors du commun va naître entre Corey et Hartley, dans le « ghetto des éclopés » du bâtiment McHerrin. Autour de leurs plateaux de cafétéria et de leurs parties de jeux vidéo, ils se serrent les coudes pour affronter des déceptions qu’ils sont les seuls à pouvoir comprendre. 

Bien sûr, ce sont juste des amis… jusqu’au soir où tout va basculer. Le trouble s’installe. Corey est certaine d’une chose, elle est en train de tomber amoureuse. Pour de bon. Mais Hartley abandonnera-t-il sa splendide petite amie pour aimer une fille aussi abîmée que Corey ? Rien n’est moins sûr, et Corey va devoir trouver le courage de poursuivre sa vie d’étudiante de son côté – une nouvelle vie qui ne tourne pas autour du sport auquel elle ne peut plus jouer, ni du garçon aux yeux bruns qui a peur de l’aimer en retour.

☆ AVIS DE BELI ☆

J’ai souhaité lire ce livre car il était conseillé par certains blogs français qui avaient eu l’occasion de lire la série en VO. Quand on ouvre le livre et que l’on lit les quelques commentaires d’auteures américaines que l’on adore, on se dit alors que ce livre va être très bon à lire.

Nous nous retrouvons dans le milieu universitaire où la rentrée marque le début d’une nouvelle vie pour Corey. Jusque là jeune femme sportive, pleine de vie et de projets, elle va devoir aborder cette année d’une tout autre manière que ce qu’elle imaginait de l’université. Corey a eu un accident grave dans lequel elle a perdu l’usage de ses jambes, évoluant en chaise roulante, elle se voit devoir abandonner ses rêves de sport, le hockey était tout pour elle. Comme dans beaucoup d’histoires, la situation d’handicap du à un accident a changé la vie de Corey, rendant ce personnage très touchant et attachant. Ce que j’ai apprécié chez elle, c’est aussi sa façon d’être, elle n’a jamais baissé les bras, elle aurait pu se cacher, fuir le monde mais non c’est une battante, quelqu’un qui ne s’efface pas face à l’adversité. Son attitude courageuse est admirative, cette force de caractère qui lui permet de se relever et se maintenir la tête haute nous troublent et nous fidélisent.

C’est lorsqu’elle aménage dans un pavillon prévu pour les étudiants handicapés qu’elle va faire la connaissance d’Adam Hartley, lui même logé sur place à cause de blessures à la jambe, mettant ainsi sa carrière dans le hockey en pause. Cette jeune femme courageuse va alors attirer l’attention de ce jeune homme beau, sexy qui nous fait indéniablement craquer. Sa façon d’être naturelle et spontanée bonifie son personnage au physique sportif et parfait, il va très rapidement s’allier à Corey pour trouver des solutions à leurs handicaps qui nécessitent quelques ajustements et astuces pour profiter pleinement de la vie sur le campus. On aborde les conditions qui les ont conduis à leur handicap respectif, le courage dicte Corey, Hartley est conforté par l’idée de retrouver une autonomie complète mais tous deux seuls face aux contraintes, ils vont savoir s’épauler tandis que les autres ne peuvent pas comprendre les conséquences de leur handicap. Leur relation est vibrante de sincérité, c’est petit à petit qu’ils vont se rendre compte que l’évidence de cette dépendance l’un à l’autre va au delà des conditions qui les ont réunis. Ils se sont apprivoisés jusqu’à ce que les sentiments prennent une direction qui va au delà de la forte amitié qu’ils partagent.

Notre année trouble est très bon New-Adult, un de ceux que l’on n’oublie pas de si tôt. L’auteure y aborde une schématique récurante du genre mais c’est sa plume et la façon dont elle traite la romance et les personnages qui font toutes la différence. La romance s’effectue en douceur et bénéficie d’une évolution logique et graduelle, leurs relations au départ fortement amicales, très protectrices et fidèles aux vues de leur handicap commun va très rapidement les rapprocher. Le fait d’être « à part », de devoir faire et penser les choses différemment les ont rapproché et c’est ainsi qu’ils vont passer beaucoup de temps ensemble, allant même jusqu’à se créer un cocon que peu de monde ont pu percer. Nous suivons leur histoire se tisser avec le temps qu’ils passent ensemble, la présence de l’autre devenant impérative à l’autre.

Seulement voilà, le handicap de Corey est plus important que celui de Hartley qui n’est dans cette situation que sur une période définie et Hartley va bien finir par reprendre une vie « normale » sans tous leurs rituels et habitudes liés à leur handicap. N’oublions pas non plus qu’il a une petite amie, de celle sur qui on se retourne, de celle que nous détestons nous lectrice fidèle à Corey qui se sent alors tellement insignifiante à côté d’elle, comment espérer quoi que se soit ? L’auteure aborde le handicap de bien des façons, si Corey s’en sort formidablement bien, cherchant sans cesse à évoluer comme les autres pour profiter de ses années universitaires, il y a bien des situations où elle ne peut tout simplement pas s’en sortir seule. C’est assez poignant de lire alors dans quelle détresse elle peut se retrouver et voir à quel point, elle a à ces moments-là des sentiments contradictoires vis à vis d’elle et de ses capacités.

Cette romance, c’est aussi des personnages secondaires très présents, drôles, attachants qui pimentent un peu la vie de nos deux personnages principaux. Comme par ex exemple la colocataire de Corey, Dana qui se retrouve dans ce pavillon des éclopés alors qu’elle ne l’est pas et qui voit alors tous les bons côtés de la chose, tournant en dérision et en sa faveur une situation qui aurait pu en déstabiliser plus d’un, nous apprécions la lire, la suivre, sa bonne humeur et son tempérament sont un vrai rayon de soleil pour Corey.

Si l’on devait « comparer », je n’aime pas le fait de la comparaison mais des fois cela peut aider à vous amener à vous rendre compte de l’importance d’un livre, je dirai que ce premier tome m’a fait penser à Maybe Someday de Colleen Hoover et j’ai aimé voir que les écrits de Sarina Bowen me rappelle un peu la façon impliquée que l’on retrouve dans ceux de Elle Kennedy, toutes deux arrivent à transcender le genre New-Adult.
J’espère sincèrement que les suites de ce tome vont être traduites car j’aimerai vraiment beaucoup les lire, ce premier tome m’ayant beaucoup touché, c’est un beau coup de coeur. Il est à la hauteur, voir au delà de ce que j’attendais de cette lecture.

« The Ivy Years » le tome 1 « Notre année trouble » de Sarina Bowen
Auto-Editions le 04/10/2016 : 281 pages

NOTE : 5/5

pcc


Série « The Ivy Years » (6 livres) :
Tome 1 : Notre année trouble (04/10/2016)
Tome 2 : Notre année cachée (15/02/2017) (sur Scarlet & Bridger)
Tome 2,5 : pas encore de VF (roman court sur Katie & Andy)
Tome 3 : L’homme de l’année (12/07/2017) (standalone MM sur Graham & Riker)
Tome 4 : pas encore de VF (sur Bella & Rafe)

 

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