La beauté du diable – Sandra Martineau

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Résumé de l’éditeur :
La vie sentimentale d’Émélia est un désastre. La jeune femme, déjà complexée par ses courbes trop généreuses, n’a aucune confiance en elle. Alors, quand le ténébreux Stanislas l’aborde, elle est prête à tout pour lui plaire.
Mais, rapidement, leur relation passionnelle et torride devient totalement déséquilibrée. Sans répit, cet homme souffle le chaud et le froid, passant de l’exaltation au mépris. Pour être aimée comme elle l’a toujours désiré, la jeune femme s’efface et renonce peu à peu à sa personnalité.
Sans aucun tabou, Stanislas plie cette proie facile à sa volonté et devient dominateur, brutal, violent. La soumission à un pervers manipulateur a un prix et si elle se laisse faire, Émélia risque de le payer très cher…

 ★ Merci à City Editions pour ce SP ★

☆ AVIS DE BELI ☆

Voilà bien un roman qui ne m’a pas du tout convenu ! Quand on lit le résumé, on comprend bien que la relation entre les personnages va être toxique mais je ne m’attendais pas du tout à ne pas adhérer à cette proposition d’histoire. Alors peut-être est-ce que parce que je m’attendais à lire quelque chose de plus romancé, où le connard narcissique change, mais non ce n’est pas une romance, du coup je pense que je suis tombée de haut et que je n’étais pas préparée à lire cette histoire. Je ne ferai donc pas une longue chronique qui ne ferait qu’énumérer ce que je n’ai pas aimé de ma lecture. Ce n’est pas le but en partant du principe que ce livre n’était tout simplement pas pour moi, et que ce que j’ai pu y trouver de négatif ne le sera pas forcément pour des adeptes de ce type d’histoires.

Je tiens déjà à préciser que la plume de l’auteure n’est aucunement en cause dans mon avis qui va suivre. Elle a une écriture fluide et entrainante, et elle a une façon bien marquante de définir les émotions que ressent son personnage féminin, qui reste l’unique narratrice de ce roman. Nous sommes alors happés par ce roman, même si je n’ai pas été à l’aise ou en accord avec les réactions des personnages, je l’ai toutefois fini. Alors je l’ai fini pour deux raisons, la première étant que l’on se laisse emporter par l’écriture de l’auteure, loin d’être mauvaise, puisqu’elle arrive parfaitement bien à décrire la situation d’une relation malsaine et vénéneuse ! La deuxième raison qui m’a poussé à le lire jusqu’au bout, c’est cette espérance que cette histoire tourne au bon, et en cela, je n’ai pas été exaucée, mais ce n’était certainement pas le but de l’auteure en écrivant ce roman.

Qu’en est-il de l’histoire de ce roman, La beauté du diable !? Comme je le disais ci-dessus, ce roman est en narration unique, celle de l’héroïne. Émélia, c’est une jeune femme assez seule, et plutôt mal accompagnée quand on constate rapidement l’attitude de ses proches. Elle sort juste d’une relation désastreuse, ce qui semble être son leit-motiv depuis un moment, et elle n’a pas de réelles ambitions, ni d’envies. Émélia est assez discrète, plutôt éteinte par moments et elle se sait pas attirante, elle a plutôt une image d’elle peu reluisante et cela se ressent dans sa façon d’être vis à vis des autres. C’est donc une jeune femme qui peut être facilement influençable, et qu’il sera facile de manipuler. C’est à partir de cette constatation que le personnage masculin qui apparait dans sa vie, va se jouer d’elle, et profiter de ses faiblesses pour faire d’elle ce qu’il souhaite.

La beauté du diable, c’est Stanislas, un personnage masculin sulfureux, ténébreux, d’un abord très froid et distant. C’est un pervers narcissique, un connard qui se joue des autres pour arriver à ses fins. On le sait dès le départ, il joue avec Émélia et se délecte de la manipuler, il va faire d’elle sa chose. Tantôt proche et attentif, pour la minute d’après la rabaisser plus bas que terre, son comportement met les émotions de la jeune femme à rudes épreuves. Nous, lecteurs et lectrices constatons que son attitude avec elle est inacceptable et c’est là que personnellement, je n’ai pas supporté qu’elle puisse se laisser manipuler ainsi. Mais il existe en effet des êtres facilement influençables et manipulables qui font le bonheur des dominants narcissiques comme ce fut le cas ici. Certes Stanislas a clairement tout pour plaire, physiquement en tout cas, il en impose et il attire, sa description ne nous le rend que plus délectable encore ! Mais sa personnalité ne laisse rien cacher de ses intentions…

Émélia, va petit à petit vouer sa vie à cet homme qui pourra disposer d’elle comme bon lui semble. Tout tourne pour elle autour de ce qu’il veut bien lui donner ! La jeune femme dépérit petit à petit, se laissant aller jusqu’à ne plus s’alimenter correctement. La jeune femme qui était ronde et qui assumait mal ses rondeurs, se métamorphose en une autre personne, comme Stanislas l’aura voulu. On la voit s’enliser dans une relation qui n’en est pas une, dans une relation sans possibilités de lendemains heureux et c’est très dérangeant, ça l’a été pour moi en tout cas lors de ma lecture. L’auteure arrive toutefois à nous conter ce type de relation malsaine qui existe et qui peut détruire quelqu’un, jusqu’à des points de non retour qui peuvent être tragiques selon les scénarios possibles.

Ce livre trouvera son public, il l’a déjà d’ailleurs car c’est une ré édition et il avait reçu un plutôt bon accueil. De mon côté, ce n’est pas un roman pour moi, si j’avais eu idée du contenant, je ne l’aurai pas lu. Donc je n’irai pas me permettre de dire qu’il est mauvais, non ce n’est pas cela, mais si vous souhaitez une romance, passez votre tour !

La beauté du diable
De Sandra Martineau
City Editions
Collection Eden
Broché 283 pages
Sortie le 10/02/2021

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