« Will you play ? » de Alicia Garnier

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Résumé :
Les règles sont faites pour être brisées…
Alors que sa carrière de galeriste démarre à peine, Dawn rencontre l’homme idéal. Celui qui va l’aimer, la faire se sentir unique et combler toutes ses attentes. Sauf qu’en trouvant l’amour, elle a l’impression d’avoir perdu Garrett, son meilleur ami. Celui qui a grandi à ses côtés, qui partageait avec elle le goût du danger, des paris insensés, et qui apportait le brin de folie qui donnait du sens à sa vie…
Garrett n’en revient pas. Dawn en couple ? Avec ce type ? Monsieur Parfait a beau cocher toutes les cases, il n’a pas la moindre idée du diamant brut qu’est sa meilleure amie… Mais si Dawn ne voit pas que ce type est fade et banal, que peut-il y faire ? Rien. À part trouver, lui aussi, une copine. De préférence une qui causera à Dawn la même peine que celle qu’il ressent… Car tout ça n’est qu’un jeu, non ?

 ★ Merci à Harper Collins pour ce SP ★

☆ AVIS DE BELI ☆

On peut se dire en lisant le roman de Alicia Garnier, que c’est un genre d’histoire qui a souvent été contée dans de nombreuses romances. Oui en effet, c’est le cas, mais si ça marche toujours aussi bien c’est que nous autres lectrices, on raffole de ce type de relation. Ici, c’est l’histoire de deux meilleurs amis très soudés, qui ne savent pas qu’ils sont fait l’un pour l’autre, où qui ne vont jamais s’avouer leurs sentiments, jusqu’à ce qu’ils craquent d’une manière ou d’une autre. Le challenge alors pour l’auteur, c’est de faire en sorte que la leur d’histoire, sorte du lot et marque les esprits des lectrices, suffisamment pour qu’elles puissent dire que dans cette histoire-là, elles se rappellent de plein de détails.

Quand j’ai commencé ma lecture, j’ai vu le schéma narratif dans son ensemble, il me plaisait donc je me suis lancée avec plaisir. Dès le départ, ce qui m’a plu d’emblée, c’est la double narration : elle m’a permis de vivre cette histoire à travers le regard des deux protagonistes principales et c’était primordiale pour que cela fonctionne ici. Ce fut important aussi, car de suite je les ai tous les deux adorés : elle, par son exubérance, sa joie de vivre, son côté bordélique, artiste et pleine de vie. Lui, parce qu’il la complète si bien, qu’il est beau, charmant, artiste aussi mais plus calme qu’elle. Je suis tombée amoureuse de l’idée d’eux deux, de la façon dont ils allaient si bien ensemble, dont leur amitié était belle et tellement envieuse. La complicité qui les unit, depuis qu’ils étaient tous petits est juste exceptionnellement belle, on ne peut que craquer face à elle. Ce fut aussi très important car au delà de cette amitié sincère qui les unit, il y avait plus, il y avait un amour incroyable mais qui n’a pas encore trouvé sa place et qu’ils n’arrivaient pas à exprimer. Le moment ne semblait jamais être bien choisi, toujours dérangé par une intervention extérieure et par les aléas de la vie. De quoi nous mettre les nerfs en pelote, soit-dit en passant !

A vingt-cinq ans, Dawn vit dans un appartement au dessus de la galerie qu’elle dirige. Artiste peintre, elle partage ses journées entre sa galerie, ses créations et son voisin : Garrett. Garrett qui n’est autre que son ami d’enfance, son meilleur ami, sa moitié, son confident, celui qu’elle n’a jamais quitté depuis qu’ils se connaissent. Leurs habitudes ensemble, leur manière de vivre marquent déjà des points dans l’acceptation qu’il puisse y avoir plus entre eux. L’immeuble où ils habitent ne contient que leurs logements et les portes n’en sont jamais verrouillées, ils vont de l’un à l’autre, sans frapper à la porte ou même s’annoncer. Cela a occasionné bien des moments hilarants où Dawn s’en est donnée à coeur joie, comme de plomber les rendez-vous de Garrett. Entre eux, c’est ainsi que cela fonctionne, leurs parents étaient voisins, ils le sont restés en grandissants et tout va bien. Garrett, lui est photographe et il expose notamment dans la galerie de Dawn, ce qui les rapproche aussi encore plus.

Le récit est dynamique, porté par la personnalité de ses personnages qui le sont tout autant. Ensemble, ils fonctionnent à merveille et ils sont heureux, mais ils sont « amis » et quand quelques personnes extérieures viennent s’immiscer entre eux, qu’ils pensent avoir trouver la bonne personne, tout change ! Les inquiétudes pour l’autre laissent le pas aux sentiments qui refont surface et plutôt que de leur procurer du bonheur, cela leur fera de la peine de constater que c’est à sens unique. Ce fut un plaisir que de les suivre au présent, tout en découvrant tous ces flash-back du passé, ceux qui nous permettent de voir de quelles façons ils ont toujours été là l’un pour l’autre. L’introduction dans leur vie d’autres personnes, attachées à l’un ou l’autre n’a fait que mettre à mal leurs sentiments et leurs convictions. Leur amitié a survécu à bien des épreuves quand on y pense, cela démontre à quel point elle est forte, mais la vie ne peut pas être faite que d’espoir et d’attentes qui se soldent pas des échecs et des peines, et tous deux en souffriront énormément.

Ce roman, c’est leur histoire en tant qu’enfants, amis et plus encore, mais surtout ensemble. Même entourés d’autres, il y a toujours eu cet attachement, ce besoin de l’autre. Il retranscrit tout ce qu’ils ont pu vivre tout au long de ces années, jusqu’au moment où c’est justement le moment de leur vie où il est temps de penser aux choses sérieuses mais là tout se complique. Le récit se poursuit, en cadence avec le flot des émotions qui les animent : l’espoir, la peur, la tristesse, l’amour, le fait de croire qu’enfin ils pourront être heureux. Et tout ceci, en interaction avec tous ceux et celles qui vont les entourer et les accompagner sur un bout de chemin de leur vie, individuelle mais forcément ensemble aussi.

En lisant ce roman, j’ai éprouvé de multiples émotions, j’ai beaucoup souri en lisant tous ces moments qu’ils ont partagé ensemble : enfants, adolescentes ou encore adultes. Leurs délires donnent le rythme de leur relation, toujours un peu plus fous, leurs défis, les DA-RE sont à la hauteur des personnages. Tout ceci agrémente le roman de moments très sympathiques à lire et donne envie de ne plus s’arrêter de les lire. Mais j’ai aussi eu le coeur serré à de nombreuses reprises, j’en ai même un peu voulu à Alicia Garnier, de les faire souffrir ainsi, nous faisant souffrir nous même par procuration ! Oui, car en les lisant, je me suis sentie tellement proche d’eux que le moindre moment où ils avaient de la peine, j’en avais. Un défi relevé pour la transmission des émotions, en tout cas de mon côté.

Quand j’ai commencé le roman, il était déjà bien tard en soirée, mais je n’ai pas pu le refermer avant de l’avoir finit, quelques petites heures plus tard. Et j’ai même poussé le vice jusqu’à écrire ma chronique dans la foulée, puisque l’inspiration était bien présente. Dire que j’ai adoré ce roman serait un euphémisme, je l’ai dévoré et c’est un très jolie coup de coeur. Quelque part je suis contente de l’avoir finit, car je voulais absolument savoir comment cela allait finir, mais je suis toutefois peinée de devoir les laisser, tellement j’étais bien avec eux. Ce couple est très beau et ils ont du vivre bien des moments de partage et de complicité, mais aussi bien des moments où ils ont beaucoup souffert l’un et l’autre. J’ai adoré ma lecture !

« Will you play ? » de Alicia Garnier
Editions Harper Collins, collection &H le 06/03/2018 : 320 pages

NOTE : 5/5

pcc

 

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