« Tu es mon obscurité » #1 de Mady Flynn

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Résumé :
Pour lui, elle est prête à franchir toutes les limites
Plonger dans les esprits les plus sombres et les plus torturés, voilà le quotidien de Hazel. Criminologue passionnée, elle maîtrise parfaitement les risques de son métier et les règles à toujours respecter : étudier, chercher, expliquer, mais, surtout, éviter toute implication émotionnelle. Pourtant, quand elle se retrouve face à Chris, le criminel auquel elle a consacré ces trois dernières années, rien ne se passe comme prévu. Hazel a beau s’efforcer de rester distante et professionnelle, elle est troublée par le regard perçant de cet homme dont elle est censée connaître les moindres secrets et qui demeure toutefois insaisissable. Car Chris n’a rien des hommes qu’elle a l’habitude de traquer ; intelligent, il déjoue toutes ses tentatives d’interrogation. Et, quand il l’entraîne dans un terrible jeu de séduction, Hazel ne sait pas si elle parviendra à lui résister, ni même si elle en a envie…

 ★ Merci aux Editions Harlequin pour ce SP ★

☆ AVIS DE BELI ☆

Je ne m’attendais pas à ce que propose l’auteure dans cette histoire. Ici point d’avertissement comme je le fais quand je chronique une Dark Romance, car il n’y a pas de violences à proprement parlé et si le livre est sombre car il aborde des thèmes forts et percutants à travers cette histoire, il n’est pas vraiment une Dark Romance comme je la définis.

Hazel travaille en tant que consultante avec le FBI, elle exerce en tant qu’experte en criminologie auprès des profilers qui mènent l’enquête pour trouver les tueurs en série. C’est ce que l’on pourrait appeler une passionnée : elle est fascinée par la psychologie depuis qu’elle est toute jeune, dévorant des bouquins à ce sujet alors qu’elle n’est qu’une jeune ado. Depuis elle n’a jamais cessé de s’y intéresser et elle est d’une aide précieuse pour le FBI, en dehors de cette collaboration, elle passe son temps à interviewer les criminels qui sont incarcérés, pour dire à quel point sa vie est régie selon cette passion. Passion étrange et un peu malsaine car elle l’accapare plus que de raisons, c’est une fascination morbide, un sujet passionnant mais qui vous prend aux tripes.

Elle a une « relation » assez suivie avec Matt, un profiler qui va bientôt être à la tête de la section criminelle, avec qui elle travaille. Matt est intelligent, beau et sacrément amoureux d’elle, depuis des mois qu’ils se côtoient, il est d’une patience à toute épreuve et accepte ses travers sans sourciller, un parti parfait. Leur entente sexuelle fonctionne bien et le fait qu’ils soient tous deux du même milieu, leur permet de continuer à vivre comme ils l’entendent sans que cela complique leur histoire. Hazel est plutôt volage, sans sentiments, sans prise de risques, elle ne sait pas ce que c’est d’aimer. Ils travaillent tous deux actuellement sur l’enquête pour trouver l’Etrangleur, qui compte à son actif, dix-sept victimes. C’est cette affaire qui va alors tout changer pour Hazel, son implication va aller au delà de ce qu’elle a donné d’elle dans les autres affaires dont elle s’est occupée.

Nous allons alors pouvoir cotoyer l’Etrangleur, qu’elle va aider à arrêter. Cet homme est fascinant, comme Ted Bundy, il a du charme, c’est sa première arme et la première cause de ses meurtres. Ce type de personnages a quelque chose qui attire, les tueurs en série sont souvent très intelligents et leurs mécanismes de pensées sont passionnants à découvrir. Cet homme a pour lui quelque chose en plus, ce plus va d’autant plus attirer Hazel qui va adopter une autre identité pour le suivre et le comprendre. Lui, c’est Chris, un tueur, il a son processus pour mettre fin à la vie de toutes ces femmes et nous allons étudier par le biais de Hazel, sa façon de procéder. L’introspection de la vie de Chris depuis son éducation jusqu’au monde adulte est subjuguant. La fascination qu’elle éprouve pour lui est compréhensible, cet homme a tout pour séduire. C’est très déstabilisant de se retrouver face à un homme qui est le mal incarné et qui pourtant semble si « bon » dans sa façon d’être et avec ce physique plus que séduisant.

C’est ainsi que Hazel se retrouve à cotoyer deux hommes : le bien avec Matt, si aimant, présent et parfait ! et le mal avec Chris, attrayant, dangereux et qui a cette ascendance paralysante. La jeune femme est excitée par le danger, cela est indéniable, elle n’aime pas la simplicité des rapports, elle aime d’ailleurs les rapports de force. Ce sont deux personnalités qui s’affrontent : celle qui est attirée par le bien, contre celle attirée par le mal et elle est dans l’incapacité de choisir entre les deux. Doit-elle écouter la raison, quand Matt semble prêt à s’engager mais aussi à l’accepter telle qu’elle est, avec ses défauts, ses démons et ses peurs ? Ou doit-elle céder à ce magnétisme qu’exerce Chris sur elle ? Tout comme elle, je me suis demandée quelle solution serait la meilleure, tout en sachant que l’une s’imposait par rapport à l’autre. Ils forment un triangle amoureux très intéressant, qui apporte du piquant à la personnalité de Hazel, qui se cherche encore dans ses hésitations et ses décisions qu’elle n’arrive pas à prendre.

C’est un roman passionnant, l’auteure maitrise le sujet et le milieu qu’elle évoque et cela rend cette lecture tellement fascinante. Son roman est à la hauteur de ses séries tv qui vous mettent mal à l’aise tellement elles paraissent être le reflet de la réalité. Le mal est bien présent et il est fier de l’être. Elle a su proposer des personnages aux caractéristiques psychologiques parfaitement bien développées. La narration est unique, du point de vue de Hazel mais à travers son personnage, qui est à elle-seule plus qu’intéressante, nous allons explorer les autres personnages. De tueurs en série en profilers, nous découvrons de multiples personnalités et aussi bien des aspects des enquêtes qui sont menées contre les tueurs en série.

Un très bon roman captivant, tout du long, on est tenu en haleine, tout du long on se demande comment cela va finir. Il y a plusieurs scénarios possibles et j’étais prête à tous les accepter, car l’auteure a su nous conditionner pour nous proposer sa vision des choses, qui n’est pas forcément celle de tous, mais cela fonctionne très bien.

« Tu es mon obscurité » #1 de Mady Flynn
Editions Harlequin, collection HQN le 13/06/2018 : 338 pages

NOTE : 4,5/5


Série : 
Tome 1 : (13/06/2018)
Tome 2 : à suivre

 

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