Résumé de l’éditeur :
Tremblante, Hana glisse un bout de papier entre deux miches de pain. Si ce message tombe entre de mauvaises mains, la vie de sa famille sera en danger… Son cœur bat à tout rompre tandis qu’elle se faufile dans les rues bombardées de Varsovie où les nazis patrouillent sans relâche.
Elle travaille pour la Résistance dans le ghetto où sont parqués tous les Juifs.Chaque jour, les Allemands fusillent et torturent les habitants. Avec l’aide de ses sœurs de combat, elle espère libérer la ville et déclencher le soulèvement.
Mais Hana a le cœur lourd. Depuis des mois, elle est sans nouvelles d’Emil, son fiancé, engagé comme pilote de chasse. Et lorsqu’elle croise le regard d’un officier SS, le temps se fige. Un geste, un mot, et tout pourrait s’effondrer. Mais pour Emil, elle est prête à risquer sa vie. Pour qu’un jour enfin, ils puissent vivre libres et heureux…
★ Merci à Éric Poupet pour ce SP ★
La série Femmes de guerre d’Anna Stuart regroupe plusieurs de ses romans qui nous permettent de découvrir le destin de femmes durant la seconde guerre mondiale. Ils s’inspirent d’histoires vraies autour elle a brodé des romans qui nous relatent des grands faits de cette période de guerre et autour de la déportation et de la Pologne. Fort de son succès depuis La sage-femme d’Auschwitz, le premier opus de cette série, elle nous a offert par la suite des spin-off, des histoires qui font écho aux personnages du premier tome que nous retrouvons jusque dans ce tome.
Nous retrouvons avec plaisir la plume d’Anna Stuart qui sait nous offrir des récits tellement immersif dans un contexte de seconde guerre mondiale poignant. Dans ce roman, elle nous propose de découvrir trois femmes, elles sont soeurs et vivent à Varsovie avec leur famille. Le récit débute en 1939, on pose alors les bases, nous sommes en Pologne, une Pologne envahie par les nazis et les morts ont déjà commencé à pleuvoir. Elles assistent avec leur mère et jeune frère a l’exécution de leur père, une scène choc qui nous plonge d’emblée dans la vérité de l’instant. Cela marque aussi leur engagement dans la Résistance pour défendre leur pays et se venger de leur père.
Le récit se poursuit et nous nous retrouvons en 1944, voilà cinq ans que Varsovie vit sous le joug des nazis. La Pologne a donc subit les atrocités de ce peuple conquérant et sans scrupules et depuis il lutte contre cet envahisseur. Hana a vingt-quatre ans, Zuzi, vingt-deux et Orla en a dix huit, leur jeune frère Jacob a treize ans. ils vivent auprès de leur mère, qui gère la boulangerie depuis que leur père n’est plus. Elles ont rejoint les rangs de l’AK, la Résistance polonaise et chacune d’entre elles a sa spécificité et elles oeuvrent sous un pseudo. Hana qui ambitionnait de devenir architecte, transmet des messages qu’elle cache dans une miche de pain, Zuzi est une saboteuse, elle manie les explosifs dans un groupe composé de femmes et Orla est infirmière. Jacob malgré son jeune âge sera mis à contribution, même si ses soeurs et sa mère ont tenté de le préserver le plus longtemps possible. Chaque matin, ils se quittent pour mieux se retrouver au coucher du soleil, tout en sachant qu’elles prennent des risques à chaque sortie.
Ce sont trois jeunes femmes bien décidées à mener à bien leurs missions et elles le font avec conviction. Hana est fiancée à Emil, un pilote qu’elle n’a pas revu depuis quatre ans quand il a du quitter la Pologne pour rejoindre l’Angleterre. Zuzi et Orla, plus jeunes connaitront leur premier amour alors que la guerre gronde, il y a toujours de l’amour dans les romans d’Anna Struart. On retrouve d’ailleurs des personnages qui sont rattachés à d’autres des romans précédents. Elles sont toutes différentes, physiquement d’abord mais aussi dans leur personnalité. Hana est l’ainée, elle est posée, sérieuse et plutôt calme, Zuzi c’est plus l’électron libre, qui fonce et n’a pas peur de donner son opinion. Et Orla, la petite dernière, la plus jeune des trois, est plus sensible, bien qu’infirmière ! elle doute d’elle et pense ne pas faire autant pour la cause que ses soeurs. Elles évolueront plus vite qu’il ne le faut, confrontée à la guerre et ses atrocités.
On plonge au coeur de l’AK, ce réseau de Résistance, c’est passionnant à lire. On les accompagne dans leurs missions, la narration multiple est alternée d’un chapitre à un autre, nous permettant de suivre chacune de leurs actions ainsi que ce qu’elles éprouvent à chaque instant. C’est un récit plutôt assez fluide dans l’ensemble, même si parfois il y a quelques longueurs, mais on passe de l’une à l’autre sans soucis, c’est bien pensé. On apprécie les découvrir plus encore au fur et à mesure du temps passé en leur compagnie. Les actions qu’elles mènent prennent de plus en plus d’ampleur et sont de plus en plus dangereuses, tout est synchronisé donc chacune de leurs côtés, elles vont agir pour permettre à d’autres de mener à bien leurs missions. Elles sont toutes trois très courageuses, elles n’ont pas le choix de ne pas baisser les bras mais elles passent aussi très envie par des phases où le doute s’installe, tout comme la peur de ne pas s’en sortir ou de voir un être proche disparaitre. 1944 et cinq années d’occupations, cela les marquera profondément, elles ont perdu tant d’année avec cette guerre.
Le roman aborde donc des sujets poignants et une partie de l’histoire de Varsovie fort intéressante, c’est toujours si intéressant de lire ce que les peuples opprimés dont on a supprimé toutes les libertés a su se défendre, prendre les armes pour revendiquer leur liberté ! J’ai trouvé l’idée de proposer trois portraits de femmes bien plaisante et fort judicieuse. En effet, elle nous permet ainsi de nous intéresser à ce que les femmes ont pu faire en tant de guerre pour défendre elles aussi leur pays.
Si le roman est une lecture que j’ai apprécié, je suis toujours friande de découvrir des pans de l’histoire de cette période, il est toutefois moins éprouvant à lire que les précédents tomes. Les sujets sont aussi moins éprouvants en soit, je ne minimalise pas ce qu’ont vécu les polonais mais l’impact est toujours plus intense dans les camps de concentration tellement c’était le reflet de l’ignominie humaine. Mais ce n’est pas cela qui m’a marqué, je dirai que je n’ai pas su éprouver les émotions comme j’aurai souhaité en vivre. J’ai apprécié les personnages et leurs histoires mais il m’a manqué un petit truc qui aurait rendu cette lecture plus encore percutante.
Après pour finir, Anna Stuart est une autrice qui prend très à coeur de parler de la seconde guerre mondiale, j’apprécie ses romans. On est en complète immersion dans une période difficile et je trouve toujours très intéressant de lire ce qu’elle écrit aussi après son roman, dans la façon dont elle en est venu à écrire ce roman, ou encore comment elle a fait ses recherches, mais aussi en nous contant l’histoire en parallèle de ses écrits. Je trouve très important pour moi, c’est aussi un moyen de faire la part des choses entre ce qui est vrai et ce qui est tiré de l’imagination de l’auteur qui écrit ce type d’histoires. Sans cela, je doute beaucoup de mes lectures du genre.
Femmes de guerre #4 Les soeurs de la Résistance
D’Anna Stuart
City éditions
Broché, grand format de 472 pages
Sortie le 04/02/2026
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Série Femmes de guerre :
Grands formats chez City éditions et poche chez J’ai Lu
Tome 1 : La sage-femme d’Auschwitz (GF 15/03/2023, poche 06/03/2024)
Tome 2 : La sage-femme de Berlin (GF 21/02/2024, poche 05/02/2025)
Tome 3 : L’orpheline d’Auschwitz (GF 05/02/2025, poche 04/02/2026)
Tome 4 : Les soeurs de la Résistance (GF 04/02/2026)





